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Présent passe sans inaperçu

[Octobre 16, 2006]

Non loin de la Mairie de Hadrout il y a un petit restaurant. On le nomme « Resto d'Emile », tandis à l'entrée il est marque «Chez Mher». A la différence d'autres restaurants, celui d'Emile est propre, le menu et les plats se différent de ce qu'on offre partout comme par exemple «khorovats-kiabab». Pas de menu. Tu peux commander ce que tu veux, mais dans le cadre de ce qu'il y a au marché et dans le prochain magasin. Pour acheter et stocker tout, il faut avoir de l'argent libre, qui sait quand ou est ce qu'on commandera de la vodka russe.

La serveuse dit que les clients principaux sont des militaires. Elle le trouve naturelle, car ce n'est qu'eux ont les salaires stables. « Les autres n'ont pas d'argent, aussi il n'existe pas la culture d'aller au restaurant ».

Ils s'assoient partout pour boire un verre, dans le restaurant d'Emile, café de Karen, dans la salle de thé située sur la place de la ville. Outre eux, il y a des personnes âgées qui prennent une tasse de thé, jouent à la carte, parlent du passé et de l'avenir, car le présent passe inaperçu.

La salle de thé est en plein air. Les chaises et les tables datent de 40 ans. Les habitants d'Hadrout le nom «Khor akhbiur» (source) et «Tchinar» (platane). Elle est située près de cette source et tout à l'ombre de platnae qui a 400 ans. L'un des clients raconte que dès le commencement des actions quelqu'un a grimé sur cet arbre et a mis le drapeau de l'Arménie. La police azérie a entouré l'arbre, un hélicoptère était venu de Bakou pour enlever le drapeau. Après beaucoup de difficultés ils ont réussi, puis ils ont ramassé les pistolets des policiers arméniens.

Depuis ces événements historiques rien n'a changé dans la salle de thé. « Je veux qu'il y ait des fabriques, des usines pour conserver le village » dit le client de salle de thé, grand-père Chahen de 71 ans. « Si on continue de cette manière, rien ne changera » ajoute Boris Sevian, père de 4 enfants, aucun de ses enfants ne travaille. Il a un morceau de terre, il la laboure et vit.

En discutant les raisons de la situation créée, les vieux de salle de thé considèrent la guerre et le conflit de Karabakh comme une conformité historique. On dit que un conflit avec les azéries était inévitable, car ils considéraient les karabakhi comme des hôtes au Karabakh. Les âgés excluent l'idée de tisser de bonnes relations avec les azéries. « Nous nous sommes tués » dit Boris.

Selon lui, la vie difficile est conditionnée de la démocratie. « Parce que les gens sont libres » dit Chahen.

Serjik Sardarian de 40 ans est plus optimiste, il trouve qu'il a des progrès. « Autrefois il n'y avait que 2-3 téléphones portables, tandis que maintenant il y en 20-30 ». Il souligne également que Hadrout est éclairé les nuits.

Par ailleurs les vieux ne veulent pas lier le problème des usines et des fabriques avec les téléphones portables et l'éclairage de Hadrout. Eux aussi, ils ne savent pas ce que c'est que le développement, mais ils veulent vraiment que les autorités sachent ce que c'est.

Mher Archakian