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Ruine ressemblant à une école [Octobre 16, 2006] D'abord je voulais écrire « l'école ressemblant à une ruine », mais il est juste écrire comme ça, car au bout d'un moment, pour exemple suite aux catastrophes naturelles, tremblement de terre, incendie, une école peut ressembler à une ruine, mais je n'avais jamais vu une ruine ressemblant à une école. Sur un mur il y avait une affiche rappelant aux élèves les règles de l'ordre et de soin du mobilier. Et si dans les classes il n'y avait pas de mobilier datant de 50-60 ans, je ne penserais pas à une école. Je penserais à une ruine et c'est tout. Il s'agit de l'école du village de Karmrakoutche qui est à 3-4km de la ville de Hadrout. Il a 130 habitants. Une formation de 8 ans reçoivent 12 enfants. Les azéries n'ont pas touché le village ce que veut dire que l'état actuel ne peut être la conséquence des actions militaires.
La directrice Kariné Davtian dit que, selon ce que les âgés du village racontent, l'école a été construite en 1928. Il n'y avait pas été de plan, des finances, les habitants l'avaient construites eux-mêmes qui après n'a été jamais rénovée. « Avant chaque rentrée nous peignons en blanc, c'est tout » dit Madame Kariné. Cet état déplorable influence la qualité de la formation. Ceux qui ont de la possibilité, envoient leurs enfants à l'école de Hadrout.
Kariné Davtian se sent mal de cette non fréquence des élèves, mais elle comprend très bien ces parents. «Quand il a du vent, tous les élèves viennent dans la salle des profs. Dans l'autre coté du bâtiment il y a une grande crevasse. Il est compréhensible qu'une école en train de démolission, influence négativement la psychologie des enfants, leur éducation, en fait tout ». Le village situé non loin de Hadrout, s'y lie par la dernière tranche de la Route Dorsale. Il vaut peut être plus penser aux moyens de déplacement des enfants qu'au nouveau bâtiment. Selon elle, c'est une bonne solution du point de vue économique, mais le village cessera d'exister. Pas d'école, pas de village. Ce n'est pas peu ; 12-13 élèves. Nous avons 5 instituteurs, que faire? Rester chez nous et faire le ménage?». A cause de nombre des enfants, le Gouvernement n'effectue aucun programme. On dit que il y a des projets plus importants, mais on dit quand est ce viendra le tour de cette école. « Le visage du village est son école, pas d'école, de quel village peut-on parler, dit la directrice. Au village il y a 19-20 jeunes hommes qui ont fait leur service militaire. Ils veulent marier, avoir des enfants. Mais s'il n'y a pas d'école, pourquoi rester dans un village qui ressemble à un asile ». Cette rentrée la cloche sonnera, d'ici deux ans on célébrera le 80 ième anniversaire de sa fondation et à cette occasion on écrira sur l'école « Entrée interdit aux enfants ». Tigrane Paskévitchian |
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