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Il est temps de construire

[October 9, 2006]

La guerre a fait 340 morts en Hadrout. Les 30 pour cent de la région ont été quelques fois dévastés et brûlés, mais les habitants de la région sont parvenus à la libérer.

La région a ses soucis et problèmes quotidiens. Mais ici on n'oublie pas que la guerre n'a pas encore fini. Des problèmes de nature financier et social compliquent en plus la vie, mais on ne se désole pas.

Hadrout fêtera encore ses victoires, toutes les difficultés sont en arrière et il est juste le temps de construire, dit Artavazd âgé de 82 ans qui prend chaque jour son thé sous le célèbre arbre d'Hadrout.

La région a 29 communes qui englobent la ville de Hadrout et 37 villages, au total 12.070 habitants. Les problèmes majeurs de la région sont l'eau potable et d'irrigation, les routes secondaires, dans certains villages le téléphone et les chênes de télévision.

Fin de l'an 2007 Mets Taghlar et Togh seront gazéifiés. Il y a bien le projet de gazéification de Tsakouri, Hramadzor, Djirakos, Hover, Kiuratagh, Oukhtadzor, Alboulagh, hakhlou, Mélikachen et Aiguestan.

Le directeur de l'Administration Valéry Guévorkian est persuadé que cette année le Fonds “Hayastan” parviendra à collecter des fonds nécessaires pour la “Renaissance de Hadrout”. Une fois les problèmes d'eau, de gaz et de routes résolus, le niveau de vie changera radicalement dans la région.

Valéry Guévorkian donne notamment importance à la création d'emploi. “Ce n'est que dans ce cas qu'il deviendra possible de faire rentrer les émigrés et de renforcer l'habitation. Je suis sur que dans de brefs délais le nombre des habitants augmentera”. Actuellement ils n'ont pas encore de projets précis pour créer des emplois, mais ils trouvent réel la mise en place d'une usine de vin entre Mets Taghlar et Dzorak. “A l'époque soviétique il en était une, mais avant de partir les azéries l'ont mise en feu. Une fois l'usine marche, 40-50 personnes auront de l'emploi.

Nous avons l'initiative de recommencer la culture de la vigne juste aux cotés de Dzorak. Lors des soviets les champs de vignes apportaient 25-30 tonnes de raisins. Si l'on cultive et élabore bien, on pourra également produire du cognac, dit Valéry Guévorkian.

A ce jour il y a une petite usine de vin dans le centre de Hadrout, malheureusement elle n'achète que 2 tonnes de raisins. Depuis deux mois ses vins comme Vardaguin, Areni, sont sur les marchés de Karabakh.

Afin de stimuler le développement économique de la région l'Administration a accordé des crédits aux habitants, mais actuellement cela ne s'applique plus. “Les banques ne peuvent plus récupérer leurs crédits, de nouveaux crédits ne s'accordent plus, car les habitants n'ont pas de …..Meme si la personne met en gage sa maison, la banque ne pourra après la vendre. Voilà pourquoi les banques refusent accorder des crédits” dit M. Guévorkian.

La ville d'Hadrout a 3000 habitants. Il a mal à dire le nombre des chômeurs, il est plus facile à dire combien de personnes ont de l'emploi. Hadrout a actuellement besoin d'ouvriers qui peuvent travailler sur les chantiers et gagner 2-3 mille par jour. C'est un travail temporaire et cela n'attire pas les habitants, ils veulent un poste stable”.

Récemment les entrepreneurs ont commencé à porter intérêt pour Hadrout. Armen Ohanian fait de la vigne, Mikael Bagdassatrov produit du cognac. L'unique usine de vin appartient à lui. “Je suis sur que dans de brefs délais il réussira à développer la culture du vin dans la région” dit il.

Par rapport à d'autres régions du pays, Hadrout est dans l'état pire. La raison est que les 30% de son territoire ont été dévastés et brûlés lors de la guerre, 14 villages ont été envahis par des azéries.

Avant la guerre, Hadrout n'avait pas beaucoup d'habitants comme les autres régions, mais elle était toujours considérée comme une riche région. Il est possible de réhabiliter la région grâce à l'élevage et la culture de la vigne. Cela créera de nouveaux emplois.

L'administration est axée sur le problème du logement des familles avec plusieurs enfants et de combattants. “Nous avons rénové les familles des combattants morts. Chaque année pour les aider nous accordons à ce projet 20-30 millions de drams” dit Monsieur Guévorkian. Une famille à 6 enfants est considérée au Karabakh une famille …. A Hadrout il y en a 40et ce chiffre monte. La plupart sont des familles immigrées d'Azerbaïdjan. Il y a une famille à 10 enfants venue d'Arménie.

Victoria Abrahamian