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Dans un café de Hadrout [October 9, 2006] Igor de 19 ans, a fini l'école à Hadrout. Actuellement il vit avec ses parents à Stepanakert ou il poursuit ses études. De beaux jours de Hadrout, il en a entendu parler, par contre il s'est élevé dans une ville en pleine guerre et après-guerre. Chaque été, il retourne à Hadrout. Les parents lui donne une petite somme à dépenser dans le café, comme il dit, de temps à autre il “trouve de l'argent en dette”. “Les jeunes ne travaillent pas. Qui peut, entre dans l'armée” dit Karen de 22 ans. Lui aussi veut travailler dans un des régiments de la ville. Il trouve que de cette manière la vie sera plus facile. Il est agréable à dire à quelqu'un que je travaille dans le régiment. Karen est l'unique jeune en ville qui tient un café. Ce qu'on nomme “café” c'est quelques tables et chaises, un téléviseur à l'écran plat, quelques arbres. Dans les statistiques de la ville son nom est probablement enregistré comme celui d'un jeune entrepreneur dans le domaine de services de restaurations. Karen ne voit pas de perspectifs dans le développement de son commerce. “Peu de client, plusieurs lois” dit-il. Selon une décision adoptée cette année par la mairie il y a l'augmentation des impôts. Pour ouvrir un café il faut au début payer 250.000 drames. Pour une petite ville comme Hadrout c'est une somme importante et plusieurs personnes éviteront d'entreprendre quelque chose. En réalité Karen n'est pas déçu. En parlant du probable début des actions militaires, il assure qu'il se battra “Et qu'est que dois je faire”. Quelques instants après il ajoute avec même conviction “Qu'est qu'il y a en Hadrout, je laisserai tout et je m'enfuirai” Ou ? “Loin de Karabakh et d'Arménie” dit le jeune entrepreneur qui trouve que dans une ville avec 3000 habitants tenir un café est sans avenir.
Pour Inga Sahakian de 25 ans, Hadrout est une ville de rêve. Venue ici avec son mari de lointains villages de la région. Elle ne travaille pas, son mari est le prof de gymnastique à l'école. Avec deux enfants ils vivent dans “l'ancien bâtiment” de la police. Pour Alice de 17 ans, sa nièce venue d'Erevan, Hadrout est une nouvelle ville intéressante. De quoi elle est intéressante ? “Il y a un café” dit –elle. Autres choses ? “Ah oui, ma tante ramasse e l'eau chaque jour” elle résume ses impressions. A Hadrout il n'y a pas d'eau. A cause des chaleurs les sources et les rivières se dessèchent. Les habitants attendent la pluie avec impatience. Par contre pour les jeunes la pluie est un “catastrophe”. “La vie s'arrête, l'unique café ne marche pas, ou aller ?” dit Vlad Poghossian de 21 ans. Mher Archakian |
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