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Nouveaux « habitants » de la grotte d’Azokh

[Octobre 16, 2006]

Dans les années 60, tout au long de 6 mois, la grotte d'Azokh a été entourée de policiers azéries de Bakou. « Les azéries ont appris que les habitants de Togh et des villages voisins auraient cachés leurs richesses dans cette grotte lors des envahissements mongoles. Ils explosaient les grottes pour trouver de l'or. Ils n'ont rien trouvé » dit l'un des membres du groupe de chercheurs qui font actuellement des fouilles. Il est représentant de la coté arménienne, anthropologue Lévon Episkopossian.

L'idée de démarrer les travaux de recherche dans les grottes d'Azokh a été née il y a 10 ans. Sauf les travaux de préparation ont pris 5 ans. Depuis 5 ans les travaux on commencé auxquels prennent part 19 travailleurs scientifiques de différents pays comme Espagne, Angleterre, Irlande. C'était en 2001. La responsable du groupe est Tania King, sa mère est d'origine arménienne, le père est de l'Angleterre. Le groupe a été formé à son initiative.

Il y a déjà cinq ans et chaque été ces travailleurs séjournent un mois à Azokh pour les fouilles. « Azokh est l'une des anciennes grottes du monde qui témoigne de l'existence du néandertalien. Cette grotte nous donne la possibilité de percer l'histoire de 250 mille ans. Je suis persuadé que nos travaux ne sont pas inutiles et nous trouverons ce que nous cherchons » dit Lévon Episkopossian.

Ces 5 ans de recherches ont permis d'instruire deux spécialistes qui étaient étudiantes de la dernière année de l'Université de Karabakh. Elles travaillent avec ce groupe depuis 4 ans. L'un des spécialistes sur place est Léna Asrian. « A présent, au Karabakh on n'est pas assez conscient de l'importance de cette profession. J'ai été surprise de leur participation et de l'intégration dans les travaux. C'est la meilleure occasion de se spécialiser. J'ai décidé de me spécialiser surtout dans l'étude des outils de pierre. A ce jour, il y a beaucoup de travaux à faire au Karabakh. Aux alentours d'Askéran il a été découvert le mausolée de Tigranakert, peut-être cela stimulera les étudiants » dit Léna.

L'anthropologue Lévon Episkopossian trouve que si l'Azerbaïdjan n'empêche pas, les travaux seront beaucoup plus efficaces. « Selon leurs fausses informations que c'est une grotte azérie qui fait partie de Fisuli et pas d'Hadrout. Bien que ces informations soient fausses, ils influencent les investisseurs ».

Récemment nous avons reçu un projet avec un propos de financement de nos recherches à long terme mais à condition que notre groupe reçoive une permission de la part de Bakou.

La grotte a 7 entrées, mais jusqu'à présent nous n'en avons étudié que 5.

Le groupe fait ses études par couches et pour les séparer des spécialistes conformes sont arrivés des Pays Bas. « On me pose souvent la question combien de temps il faut pour les travaux, moi, je propose de bien placer la question, le travail de combien de générations. Voilà pourquoi nous avons besoin de grand nombre de spécialistes appropriés surtout au Karabakh ».

Peu sont les étudiants au Karabakh voulant rejoindre le groupe, mais dès l'année prochaine Lévon Episkopossian veut inclure dans le groupe les étudiants d'Arménie. Suite aux fouilles on a retrouvé des outils de pierre appartenant l'homme antique. Il y a 5 ans le groupe a enterré les os de l'hyène dans la grotte, et cette année ils étudient les changements subis qui permettront d'établir l'ancienneté des trouvailles.

Tout outil et os trouvé se font sortir à l'aide d'un mécanisme spéciale avec les sacs. Après les avoir étudié, ils les lavent dans l'eau du fleuve et puis les amènent dans le petit laboratoire du village. Jusqu'à présent, une fois les outils et les os étudiés, on les envoie à Londres pour l'élaboration.

Sur les os on peut voir les traces du coup des outils de pierre « Ce qui signifie que la grotte était habitée » dit L. Episkopossian.

Les enfants du village sont très liés au groupe qui chaque année organise deux grandes manifestations pour eux. «Nous dansons, nous chantons, nous apportons beaucoup de chanvres que tu n'a même pas vus » dit l'un des enfants et compte combien de jours restent jusqu'à la dernière soirée. Ils sont particulièrement enthousiasmés en parlant de la responsable du groupe, de Tania « Tu sais qu'elle est Arménienne » et l'autre ajoute « Elle n'est pas Arménienne, elle est de Karabakh, d'Azokh».

Victoria Abrahamian